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Vivre avec le syndrome de Korsakoff, comment s’y prendre ?

L’alcool ne jouit pas d’une très bonne réputation en termes de santé publique. Le saviez-vous ? Il est responsable de plus de 200 troubles divers, sans parler des cancers et d’autres maladies cardiovasculaires qu’il peut engendrer. Vers la fin du 19 ème siècle, le neuropsychiatre russe Sergueï Korsakoff a mis en évidence l’action de l’alcool dans la désorganisation de la mémoire. C’est ainsi que le syndrome de Korsakoff a vu le jour, correspondant aux plus sévères des troubles cognitifs jamais rencontrés dans l’alcoolisme chronique ». La question c’est, comment vivre avec ce trouble ?

Dossier complet sur le syndrome de Korsakoff ?

Facteur de risque de plusieurs cancers, de maladies cardiovasculaires et d’atteintes de toutes sortes, l’alcool n’a jamais été le camarade de personne. En plus, il est le responsable d’un taux de mortalité important, soit près de 41 000 décès par an.
Véritable ennemi de tous les organes compte tenu de tous les dégâts qu’il enclenche, l’alcool tue aussi à petit feu le cerveau. Plusieurs études ont déjà prouvé que l’alcoolisme est une bombe à retardement pour le cerveau ». Et pour cause, il engendre une démence précoce, le plus souvent avant l’âge de 65 ans. » Le problème c’est que la consommation d’alcool commence de plus en plus tôt chez les jeunes et adolescents de nos jours. Résultat : la détérioration du cerveau est encore plus importante.
L’alcool doit être limité à deux verres par jour et sans plus. On n’en boit pas tous les jours non plus. Autrement, cela prend la forme de l’addiction. Cependant, l’alcoolisme est l’auteur du syndrome de Korsakoff, ce trouble neurologique qui atteint le cerveau.

Quelles en sont les causes ?

Le syndrome de Korsakoff est un trouble neurologique multifactoriel, même si sa principale cause reste la carence en vitamine B1. À cause de cette carence, le patient est sujet à un stress neuronal. L’absorption de cette vitamine se fait excessivement à cause de l’alcoolisme chronique. Cependant, le cerveau en a besoin pour bien fonctionner. Le problème c’est que la thiamine ne peut pas être synthétisée par l’organisme. Pour booster son apport, il faut manger beaucoup de céréales, de noix, d’haricots secs et de la viande.
Le syndrome de Korsakoff atteint le cerveau, plus particulièrement la région du circuit de la mémoire. Cette carence est donc la cause principale de la démence, alors que cette carence elle-même est favorisée par l’alcoolisme chronique.
Il se peut que le syndrome de Korsakoff soit déclenché par une malnutrition sévère ou un traumatisme crânien, mais cela ne se présente que très rarement. En général, c’est l’alcool le principal auteur.

Comment reconnaître cette maladie ?

L’amnésie antérograde est le premier symptôme du syndrome de Korsakoff. Un alcoolique présente souvent de gros troubles de la mémoire, car le trouble engendre l’amnésie antérograde. Conséquence, il ne peut pas se souvenir de ce qui vient de se passer, même quelques minutes plus tard. Il faut savoir que son passé lointain reste intact, mais ce sont les événements récents qui lui échappent totalement. Pire encore, il fabule, plus précisément invente des histoires pour pallier ce déficit de mémoire.
La fausse reconnaissance est aussi un autre signe de la maladie. En général, le patient pense connaître la personne à qui il s’adresse, alors qu’en réalité il ne l’a jamais vu. Tout cela s’accompagne de troubles de la marche et d’une désorientation dans le temps.
Symptômes inhérents au syndrome de Korsakoff, les troubles de l’humeur sont courants. La vérité c’est que le patient n’est plus conscient de son état. On parle alors de l’anosognosie.

Les essentiels à savoir sur le diagnostic

Le diagnostic de cette maladie est purement clinique. Le plus souvent, il se fait dans le cadre des urgences, lorsqu’il est gravement désorienté. Le personnel médical commence alors par faire un scanner cérébral sans procéder à une quelconque injection en vue d’éliminer des troubles neurologiques.
Après l’examen clinique, le médecin met en évidence la présence de différents symptômes du Korsakoff, qui ne sont autres que
• L’amnésie sévère antérograde,
• La fausse reconnaissance.
• Les troubles de la marche
• Ainsi que les fabulations,

Y a-t-il des traitements adaptés ?

L’arrêt de l’alcool est le premier traitement du syndrome de Korsakoff. Cela doit être un arrêt complet et définitif. Cependant, le sevrage n’est pas toujours une étape facile. C’est pourquoi il doit se faire au sein d’un établissement spécialisé. Des centres disposant des unités de neuro-addictologie existent, acceptant de traiter les personnes atteintes de ce trouble. Force est de constater toutefois qu’aucune guérison totale ne peut pas être espérée quand on est atteint du syndrome de Korsakoff.
En effet, l’abstinence ne peut plus retrouver ce qui a été perdu. Le but du traitement est d’empêcher l’aggravation de l’état du patient. En ce qui concerne la « recharge en vitamine B », cela permet de retrouver un certain équilibre dans les humeurs.
Si le trouble du cerveau est irréversible, il est possible d’éviter de le dégrader davantage grâce aux injections intraveineuses ou en intramusculaire.

En quoi est-ce important de penser à une prise en charge spécifique ?

Si vous vivez avec une personne souffrant du syndrome de Korsakoff, vous êtes le mieux placé pour savoir à quel point elle perd ses mémoires. Il s’agit d’une amnésie en bonne et due forme, qui peut être rétrograde ou antérograde. Mais pour mieux comprendre l’apparition de ces lacunes de mémoire afin de vivre avec, il va falloir découvrir les fonctionnalités de l’hippocampe.
Il s’agit d’un organe ayant un rôle majeur à jouer dans la mémoire déclarative. Aussi appelée mémoire explicite, la mémoire déclarative vous aide à vous souvenir des choses. C’est elle qui entre en jeu pour encoder les informations inhérentes à l’identité, mais aussi à la fonction ainsi qu’aux attributs d’un objet.
L’alcoolisme vient alors perturber tous ces fonctionnements pour causer ainsi le syndrome de Korsakoff. Mais puisqu’aucune guérison n’est à prévoir pour cette pathologie, il faut savoir s’adapter pour vivre avec les troubles.
Quant au traitement, il peut prendre la forme d’une prise en charge médicale, d’une prise en charge psychologique ou encore d’une prise en charge cognitive.

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